Centrale de Beauharnois

Jean-François Derome | 25 octobre 2019


Mine de rien, c’est dans la petite ville de Beauharnois que l’on peut trouver la centrale du même nom, l’une des plus puissante centrale hydroélectrique au fil de l’eau au monde.

Avec sa puissance installée de 1900 MW, elle est la 5e plus importante pour Hydro-Québec et sa proximité avec la frontière des États-Unis lui procure une place stratégique pour l’exportation d’énergie.

Elle se démarque de ses semblables par une architecture de style Art déco, caractérisé par l’utilisation de matériaux nobles et présentant de hautes lignes verticales sur près d’un kilomètre de longueur. Comme toutes installations de production d’électricité au Québec, Beauharnois appartient à Hydro-Québec. Cette société d’État compte dans ses actifs 63 centrales hydroélectriques et 28 réservoirs. Ces installations fournissent, avec les éoliennes, près de 32% de toute l’électricité canadienne. C’est alors un joueur incontournable, non seulement au Canada, mais en Amérique du nord dans la production d’énergie renouvelable.



La construction

Entre les lacs Saint-François et Saint-Louis, il existe un dénivelé de 24 mètres le long du Saint-Laurent. Afin d’exploiter ce potentiel énergétique au maximum, la construction du canal de Beauharnois, qui fait 26 km de longueur, est nécessaire. La centrale en soit connaît 3 phases de construction et d’agrandissement, soit de 1929-1932, 1948-1951 et 1956-1961.

Afin de préserver le côté historique du bâtiment, tout ajout ou rénovation doivent nécessairement s’accorder avec ce qui est déjà en place. C’est pourquoi l’on déambule dans la centrale parmi ce qui peut sembler à des reliques du passé ou des technologies désuètes, mais qui sont en réalité des coquilles qui contiennent des appareils à la fine pointe.


La production d’énergie

Beauharnois est au fil de l’eau, il n’y a donc pas de réservoir. L’eau passe d'abord dans un grillage pour récolter les débris flottants. Elle se dirige ensuite dans une conduite forcée pour faire une chute de 24 m. Passant par une conduite en colimaçon, elle fait tourner les pales de la turbine, entraînant ainsi l’alternateur. Composé d’électro-aimants, c’est celui-ci qui produit de l’électricité, avec une rotation de 75 tours/min. L’eau est enfin dirigée vers une conduite qui va casser son énergie et sa vitesse avant de la rejeter dans le lac Saint-Louis, diminuant ainsi l’érosion des berges.


Exportation

L'électricité produite à la centrale de Beauharnois est presque à 100% exporté aux États-Unis. Il y a donc une grande gestion d’exportation qui y est faite. On doit rappeler que Beauharnois produit 5% de toute l’hydroélectricité produite au Québec, c’est alors une immense part. Cette électricité verte apportée à nos voisins permet de limiter leur utilisation d’énergie fossile. En fait, l’énergie québécoise exportée est l’équivalent d’une compensation carbone d’environ 2 millions d’automobile de moins sur les routes.



Références

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